• Feb 10, 2026

C'est les riches ou la monnaie, le problème?

  • Ton Crypto-Coach
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L’iniquité fiscale est un symptôme. La cause est monétaire

Au-delà de la fiscalité : pourquoi le système monétaire est la cause de l’appauvrissement collectif ?

Au Québec, on débat sans cesse d’iniquité fiscale. Qui paie trop. Qui ne paie pas assez. Qui échappe au filet. C’est un vrai enjeu. Mais rester bloqué là-dessus, c’est traiter une hémorragie avec un pansement en ignorant que le sang lui-même est dilué.

Dans cette vidéo, je prends en exemple le réflexe de certains politiciens, dont Gabriel Nadeau-Dubois, qui on tendance à focusser sur l'arbre de la fiscalité, cachant la forêt qu'est notre système monétaire brisé.

Un système qui, par design, érode la valeur de notre travail.

En somme, l’iniquité fiscale est un symptôme. La cause en est une monétaire.

Explications :

1. L'ARBRE QUI CACHE LA FORÊT

Le discours politique traditionnel parle de « caisse commune ». On finance les services publics par l’impôt. Or, il est vrai que les PME québécoises contribuent pleinement pendant que les multinationales utilisent l’ingénierie fiscale internationale pour réduire leur facture.

Conséquences visibles :

  • Érosion des revenus publics

  • Pression sur les services de santé et d’éducation

  • Fardeau déplacé vers la classe moyenne

Mais ce déséquilibre n’est pas qu’une question de trous fiscaux. Il est amplifié par un système monétaire qui DILUE constamment la valeur créée par ceux qui produisent réellement.

2. 1971 : LA RUPTURE SILENCIEUSE

Deux dates sont fondamentales :

  • 1913 : institutionnalisation de l’argent-dette via la Réserve fédérale américaine (Federal Reserve System). La monnaie devient essentiellement une « dette ».

  • 1971 : fin de la convertibilité du dollar en or par Richard Nixon. Avant cela, 35 dollars américains correspondaient à une once d’or dans le cadre des accords de Bretton Woods. Après 1971, plus aucune contrainte physique. La monnaie devient flottante.

    Depuis, la création monétaire n’est plus limitée par une ressource tangible, rare, finie. Elle est limitée uniquement par la volonté politique et la capacité du système à absorber la dette.

3. LES MATHÉMATIQUES DE LA DILUTION

L’inflation n’est pas d’abord une hausse de prix. C’est une augmentation de la masse monétaire. Les prix ne font que refléter cette dilution.

Prenons le Canada, par exemple :

En 1958, la masse monétaire large (M2) tournait autour de 25 milliards de dollars. Aujourd’hui, elle dépasse 2 300 milliards de dollars.

Concrètement :

  • En 1958, chaque dollar représentait 1 sur 25 milliards.Aujourd’hui, chaque dollar représente 1 sur 2 300 milliards.

  • Le gâteau a grossi artificiellement. Chaque part devient de plus en plus mince.

C’est pour cela que nos grands-parents pouvaient acheter une maison avec 3-4 années de salaire alors qu’aujourd’hui, l’immobilier semble hors de portée pour un ménage moyen. Ce n’est pas seulement que les maisons « valent plus ». C’est que l’unité de mesure a été diluée. On mesure la même valeur, mais avec une règle qui rapetisse...

4. SOCIALISATION DES PERTES ET EFFET CANTILLON

Quand le système financier vacille, on imprime. 2008 en est l’exemple. La pandémie aussi (+40% de plus de monnaie a été mise en circulation). Les pertes sont socialisées. Les profits restent privés. Le nouvel argent n’entre pas partout en même temps. Il bénéficie d’abord aux institutions financières, aux grandes entreprises, aux détenteurs d’actifs. Les salariés, eux, reçoivent l’argent en dernier, lorsque les prix ont déjà monté. C’est ce qu’on appelle l’effet Cantillon.

Résultat :

  • Explosion des actifs financiers et immobiliers

  • Creusement des inégalités patrimoniales

  • Érosion progressive du pouvoir d’achat du travail

On peut corriger les impôts autant qu’on veut (d'autant que ça soit applicable... et équitable, aussi). Mais si la base monétaire continue d’augmenter plus vite que la production réelle, la dilution continue.

5. SOUVERAINETÉ MONÉTAIRE ET RARETÉ NUMÉRIQUE

Dans ce contexte, la question de la souveraineté monétaire devient centrale. Une monnaie qui se dilue structurellement crée une société instable.

C’est ici que le #bitcoin entre dans le débat. Son plafond est fixé à 21 millions d’unités (chacune se divisant en 100 millions de petites parties), validé par chaque nœud du réseau. Pas de comité central. Pas d’impression discrétionnaire. Juste de la rareté mathématique.

On peut être POUR ou CONTRE. Mais ignorer le contraste est une erreur stratégique.

EN CONCLUSION

La fiscalité est un levier. Le système monétaire est la fondation. Promettre plus de services publics tout en utilisant une monnaie qui perd de la valeur structurellement revient à construire sur du sable mouvant. Tant que le débat québécois évitera la question monétaire, il restera partiel.

Cette question subsiste donc :

« Peut-on bâtir un projet de société durable avec une monnaie qui se dilue continuellement ? »

Le débat mérite d’être posé calmement, lucidement, sans tabou.

Merci de m'avoir lu !

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