• Jan 8, 2026

Péréquation, l'argent-dette et l'avenir du Québec

  • Ton Crypto-Coach

Au-delà du débat sur la péréquation 🇨🇦... il y aura Bitcoin.

Contexte

Je viens de voir passer une entrevue de Sol Zanetti sur les réseaux sociaux, au sujet des transferts fédéraux.

Ce qu’il dit est intéressant, mais je pense qu'il échappe quelque chose de fondamental.

On parle beaucoup de l’argent que le Québec reçoit, mais si cet argent n'était en réalité qu'une dette déguisée ? Qu'un asservissement ?

Les transferts fédéraux sont notre propre carte de crédit

Selon Zanetti, lorsque le gouvernement canadien enregistre des déficits de 40 à 60 milliards de dollars par année (on se souvient même du budget de Carney qui parlait de 78,3 milliards), l’argent qu’il retourne aux provinces n’est pas un cadeau. C'est un fardeau.

Le Tableau A1.3 du budget fédéral projette des déficits persistants :

  • 2025-2026 : 78,3 G$

  • 2026-2027 : 65,4 G$

  • 2027-2028 : 63,5 G$

  • 2028-2029 : 57,9 G$

  • 2029-2030 : 56,6 G$

C’est de l’argent emprunté, une dette que nous, les citoyens, devrons ultimement rembourser. Tôt ou tard.

Sol Zanetti présente l’analogie suivante, qui est frappante : le fédéral « part avec notre carte de crédit, fait des achats impulsifs [...] Il nous ramène une partie de ça. Ça, c'est nous qui payons le bill ». On nous présente ces transferts comme un gain, mais ce sont des transferts de promesses futures que nous sommes forcés d’honorer. C'est une boucle financière absurde où nous payons des intérêts sur un prêt fait avec nos propres revenus futurs.

Quand on s'arrête pour penser à cet arrangement, on ne peut arriver qu'à une seule conclusion :

« Quel genre de deal c'est ça? C'est ÉPOUVANTABLE! »

Mais d'où la banque tire-t-elle l'argent pour financer cette ligne de crédit massive? La réponse est encore plus troublante.

Notre argent est une « monnaie-dette » créée à partir de... rien !

Cette analogie de la carte de crédit devient vraiment alarmante quand on comprend comment l’« argent » est créé. Le problème est plus profond qu'une simple dette gouvernementale. L’argent que le gouvernement canadien emprunte pour financer ses déficits et nous renvoyer provient - en partie - de la Banque du Canada, qui l’« imprime à partir de rien ». Manière de parler... Explications :

PAUSE ÉDUCATION

Quand le gouvernement canadien dépense plus qu’il ne perçoit, il finance ses déficits en émettant de la dette (des obligations) sur les marchés financiers. Ces obligations sont d’abord achetées par des banques et des investisseurs, et non directement par la Banque du Canada. Toutefois, la Banque du Canada peut ensuite racheter une partie de cette dette sur le marché secondaire en créant de la monnaie à partir de rien. On ne parle donc pas d’un chèque direct de la banque centrale au gouvernement, mais d’un mécanisme indirect qui a le même effet économique : plus de monnaie en circulation. Cette création monétaire sert à absorber la dette publique, mais elle dilue aussi la valeur de la monnaie existante, ce qui se traduit à terme par une perte de pouvoir d’achat pour les citoyens... face à l'inflation des prix à la consommation.

Pour comprendre, il faut revenir à 1971, l'année où le président Nixon a décidé de « désadosser l'argent américain à l'OR ». Avant cela, la règle était simple : il fallait une once d'or dans les coffres pour pouvoir imprimer 35 $ US. Depuis que cette ancrage a disparu, les gouvernements peuvent créer de la monnaie sans contrainte. 🚀

La conséquence directe? Une dévaluation continue de notre pouvoir d'achat. Comme par hasard, depuis 1971, notre argent vaut de moins en moins. C’est la raison pour laquelle « ça prend plus de dollars ou plus d'unités pour acheter la même Big Mac ». C'est la raison aussi pour laquelle votre facture d'épicerie augmente chaque année, même si votre salaire ne suit pas...

La vraie souveraineté commence par abandonner l'argent-dette

Quand on combine ces deux idées, on arrive à une conclusion radicale sur l’avenir du Québec : C'est comme « un adolescent qui décide de partir de chez ses parents » : pour être vraiment autonome, il doit idéalement « faire une petite trousse, avoir un peu d'économie ».

Pour un projet de souveraineté, la séparation politique ne suffit pas si l'on reste prisonnier d'un système de « monnaie-dette ». Il faudrait un véritable « changement de paradigme ».

La solution serait d'abandonner la monnaie actuelle pour commencer à épargner et à utiliser de l'« ARGENT SONNANT! ».

Ça signifie des actifs réels, pas juste des chiffres dans un compte de banque; de l'argent qui représente une valeur déjà créée, fruit d'un travail accompli (une «preuve-de-travail»), plutôt qu'une « promesse de travailler plus tard ».

Repenser la base de notre économie

Ces trois idées nous forcent à voir notre avenir sous un autre angle. Les transferts fédéraux sont une dette partagée, rendue possible par une monnaie créée à partir de rien qui érode notre épargne jour après jour. Continuer sur cette voie sans remettre en question les fondations mêmes de notre système monétaire, c'est choisir de bâtir un avenir sur du sable.

Au-delà des débats politiques habituels, la question la plus urgente pour notre avenir collectif n'est-elle pas de décider sur quelle base nous voulons réellement construire notre économie ?

Dans tous les cas, fort à parier que le concept de «monnaie non-souveraine», neutre et libre de toute création par les États et les Banques centrale, fait partie de la solution. Et Bitcoin, comme l'or ou l'argent-métal sont nécessairement à considérer.


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